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Full text of "Rapport d'un parlement au ciel, et d'un premier president au soleil François Garassus de la Compagnie de Iesus. A monseigneur de Nesmond, ... A l'occasion d'vne belle harangue faicte par le dict seigneur à Bourdeaus, à l'ouuerture du parlement, le 12. de nouembre 1611. De la rassemblance entre la lumiere du soleil et la iusti"

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RAPPORT 

D VN PARLEMENT 

AVCIEL,ETD'VK 

PREMIER PRESIDENT 
A V SOLEIL.. 

MONSEIGNEFR DE NESMONDy 
Çheuâlier , Confeitler dn Roy en fes Ccnfeils 
ifEJfat ^ Frttééi o* premier Frefident 
au Tarlement Je Guyenne^ 

A roccafion d Vnc belle harangue faide par ledid 
Seigneur à Bourdeaus, àl'ouuerture du 
Parlcment,le 12. de Nouembre i^ii. 

DE LA RESSEMBLANCE ENTRE LA 

LVMIERE DV SOLEIL IT LA IVSTICE. 

m 

POVR SES ESTRENES DE UAN M.D. C.Xn 




A BOVRDEAVS, • 

Par Simon Millanges Imprimeur 
ordinaire du Roy. i <^ i a. + * 



I 




A MONSEIGNEVR 

DE'NES. MOND. ^ 




Onseignevr, 

S'il cft vray que 
les deux plus cer- 
taines règles pour 
cognoiftre & mefurerlagradeur 
dVn.prerent,doiuenteftrc, la va- 
leur de la chofe , & l'affeétion de 
celuy qui la done, ie croy sas am- 
bition & vaine gloire, que iamais 
prefcnt ne (e fit entre les homes, 
d Vn petit à vn grad,de plus gran- 
de valeur , que celuy que ie vous 
fais foubs Fefcorce de ce peu de 

A a 



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: • 4 

feuillets : car pour.Ia cHolè y il né 

s en peut donner vne plus grade; 
c dl: le ciel en vn mot , prefent de ' 
fi grand prix^queDieu n a rien de 
plus excellent en la nature,pour 
fatisfaire aux bons feruices & à la 
fidélité de fe$ amis , & feruiteurs. 
pôurquoy vn ancien pere , 
>(3^-/5E7or Grec la definy très - fagemenc 
l'^f^*' la coronne & le pri5t de la vertu. 
Quant à rafifcdtion qui eft com- 
me le petit cœur,ôc lame des pre- 
(èns , ie Cottfclle qu'il n j a nen en 
moy de grand, que celle là , de 
vous (èruir & honorer toute ma 



1 

I 



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R A P PÔ R T 

D'VN PARLEMENT 

A V C I R L, E T D' V N. 

PREMIER PRESIDENT 
A V SOLEIL. 

^ Monfeignur de'Ncfmond^CheualteryQonfeiUer 
du Koy fw fes Çonfeds d'Epéit Vriué^ ffj 
frmur Vnjidtnt apt Parlement 
de Gtijenae* • 

ONSEIGNEVR, 

le ne r^ay comment il s'cfi: peu faire, 
qu'àyant oiiy ce graue & excellent dit- 
cours, par vous prononcé en oracle 5 {cantfurlcs 
fleurs de Lys , & confidere ccfte augufte aiîemblcc 
fur le lid de luftice , ie me fuis reprelentc îc Ciel en 
mon amc dVne plus haute H fauorable coccption, 
que ie n'auois (^eu faire iufques à maintenant. Car 
bien que i'eufle toujours eftimé ce grand corps 
comme le chef d'œuure de Dieu , pource tant feu- 
lement que la pctitefTe de Icfprit humain ne peut 
s*cn former vne image digne de (â grandeur & mé- 
rite: fi eft-ce toutesfois que la diuerilté & bafTclîe 
de pluficurs conceptions formées en lame de fort 
grands perfonnages j me gehennoit bien fbuuent, 

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4 

- feuillets : car pour.Ia cHolè y il ne 
s'en peut donner vne plus grade; 
c eft le ciel en vn mot , prefent de ' 
fi grand prix>queDieu n a rien de 
plus excellent en la nature,pour 
. fatisfaire aux bons feruices & à la 
fidélité de Tes amis, & feruiteurs. 
Odl pourquoy vn ancien pere . 
/3^«>ee7o. Grec la definy tres-fagemenc 
^j^/^'" k coronne & le pri)c de la vertu. 
Quant à laffcdlion qui eft com- 
me le petit cœur,& l ame des pre- 
lèns , ie Cottfdlc qu il ny a rien en 
moy de grand , que celle là , de 
vous feruir & honorer toute ma 
vie. ■■"'•^ • • • ^ \ i,- • 

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R . A P P Q Ji X 

D VN PARLEMENT ' 

A V C I E L , E T D' V N 

PRjEMIER P&E;>XDENT 

•4 Mimfeignur de NepnorjJyCheualier, QonfetHer 
du Koj in fei [onfeds d'Efidt fsf Vriuiy 
^ fremierPrefiJent au Parlement 
de Ciéjenm* 



ONSEIGNEVB;, 




f le ne {çay comment il s'efl: peu faire, 
lou'àyanc oiiy ce graue & excellent dii- 
coârsy .pair vous prononcé en o£acle> feantfur lcs 
(ieiin^ki^ > de conficM cefteaHgufie ^SkaAAU 
&r1eli6l èt laftice , ie me (iiis repretenté le Ciel en 
mon amc dVne plus haute 8c fauorable côécption, 
que ie n auois f^eu faire iuiques à maintenant. Car 
bien que i eufTe toujours cilimé ce grand corps 
coassa le chef d'GCuure de Dieu , pource.tant Çeor 
leAlent que la petiteflè de i*è^rit humain ne pouc 
$*en former vne image digne de â grandeur & mé- 
rite: fi eft-ce toutesl^ois que iadiuerfité & bafTclfe 
de pluTieurs concepùons â>rmées.enrame de fort 
grands peribnnaigeS) megehennoitbienlbuuent) 



t 



€ 

& fti oftoit le moyen de me refoudre, tant plus ic 
propofois ce difcours à moy mefmc, Qu'cft-cc que 
le Ciei^Car deoaandant l'aduis des plus habiles.ei^ 
tre ks pro&nef» c cdoit s'eniapporteràckeviajrs 
ignorans. LVn me diibic,que ce n'ieftoicautre cha? 
fe, quVnc GRANDE FOVRNAISE, ou 
c cft que les Aftrcs s'efchaufient , & ciuient àguiTc 
de charbons. 

Lmgimij'j fer £uum 
^Mniii lib, Bxufta fedis i moSiqi fiJerd JUmmit* 
fn, Afir$9, Qq^^^^^^^^^^^^ç^ ploffoftd Vatofgefon3i|ued'vti 

* grand Philofophe , qui a donné d'autrefois fiibied 
au Prince des Comiques, de (e moquer en plein 
Théâtre de Tinluffifance de certains Maiftresme- 
• lancholiques,qui di&ourans du Ciel enleuisef- 
chdks diibieiit> que ce ncftoicâutre choie, que 
AtiUêpk.m wfiytvçTti,pv^^ç,Kj niMkSuê^MÊtvnc feumailètoutaih 
^iftiAf, ^^^^ nous^dont nous fommes les charbos : L'au- 
tre m euftaflèuré, que le Ciel n'eftoit rie plus qu vû 
ASTELIER DE L AB O VRA GE,oubic 
corne la gnmge de quelque grande maifterie> ou Ce 
treuuent nous les infinimens & oudlsneceflàîiesè 
r Agrieutture $ ians cuider iuy fiâre tort > ou faiialer 
ce qui ell: le plus excellent en la nature 9 parvnc 
comparaifon fi mcchanique. C'cftoit ropinion de 
,Zoroaftrc, qui releue rAgnculturc iufques au Ciel 
" ou pluAoftabefTe le Ciel iui^ues au labourage, po^ 
(ânt parmy Jes Aflies des charrue^des boiiiuîen^ &. 
tout ce qui appartîentàcultiuerh tenre:6c nomme 
d'ordinaire le grand chemin de laid , if 
c*eft à dire la route ou le feillon des cieiuk Le Phi- 



Digiii^u^ 



7 . ■ 

loiophe Pîaron,le plus ciiiil d entre les Grecs m eut 
reipondu peut cike que le ciel ciloit à Ton aduis ne f'^ml'f' 
plusncmoinsquclcGRAND hOM CLlEKm.'*''^' 
D'AIAX) couuert&.teiidudVne peau > ayant à 
^fnon adutt appuyé & coni^ure fur ce qu'il acioît 
Icu dans les liurcs des Pi c-plrctcs , que Dieu auott 
cftirc les cieiix à la façon de qucic|uc grand volume ' 
ou rouleau de parchemin. le laiiîe les plaifântes & 
Ëibuleuiês inu^nations de Pîndare & d'Honiere^ 
lequd n'aymt^lce qu'on diâ^iamaîsveukbeaucé 
des cicux , ic ne m'eflonhe pas s'il y eft allé comme 
à taftons & à laucugle. Que 11 ie m'a4dreffi)is à nos 
Dodeurs Chrefticns , comme il n y a pcrfonne, ce 
jneièmble > qui puifle m en leibudre plus c errai n c- 
ment qu ein^'vn me diroit que c eftL' A C A D £- 
M1E> OV SAINCT POL PASSA,^^^^^ 
M A I S T R E,& print les degr& de Do<florat,pour Cbryi»in»» 
eftre par après furnommé le Do(flcur des Gentils: uGràdnt 
L'autre me diroit que c'cft UE S C HO LE DE ^t'fl^ 
M O Y S £ > ou ç'eft qu il reçciuT^fices fâpnés <^ 
fdxiim '99kmm9 ou c'eflqu'Aentcndit ^Ucmitmlil^SSip' 

LI SCHOL AM.ErpourncdiremotdeSaindî«^#- . 
Bafile le Grand & de fon paraphrafte Pifides , qui 
ont de tres-rarcs fimiiinidcs & rapports de la beau- . 
té du ciel aux choies d'icy bas>legrâd Saind Chry- 
fofliome me pounroit dire ccqu il diâ d'autrefois 
au peuple d' Amioche 9 l'excitant auec gcande effir 
cacc à fecourir les pauurcs : Regardes difoit-il mes 
amisj'ôc prenés la mcfure auec les y euxjde ces grâds • 
& vaûcs corps, c'eft comme L A ,GR A N D £ 



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8 

BOVRSE DE. DÏEV,ouilricntftsthrefors, 
ks Allies en font comme les D V C A T S , & tout 
ce menu peuple d'cftoilles qui brille au firmament,, 
cctt comme LA PETITE MÇNNOYE, 
auec laqueIl«|j|,<^comDcnièlçspiuspettte$9^ 
&iâes par charité. IRpomme les conceptions <ies 
grands pcrfonnagcs fc rencontrent fouuent>Saincl: 
Pierre Chryfologue, en a faid qiiafi le mefme , ex- 
pliquant cet aduertiiTement admirable &l paj:ado- 
Ke du Fib de Diai^dtdte wohis ftcculoé ^miw otf- 
terufcant , vous fçaiuiczbien^dit-^qttç le coeur de$ 
auaricicux cft plongé dans leur bourie , cjr* ideo im' 
futrtbiUs m (^œlo ficctélos vu pararh qinunonfs' 
quttiêr éd caittm ^fe^untur ftltem ad [Mcitlum* Mais 
pource que les Andeps fort à propos , ont donné 
tout à laiuftice hots^nislaboiuiê > qu'il n']r a 
rien de plus contraire à mon aduis , à la rigueur ou 
intégrité de luftice, que la trempe de l'or , ic l'aiffe- 
ray pour maintenant la conception de ce grand 
pedonnagc, pour en foubmettrc vnc à voftre iugc- 
ment>laqueUe ïzymt pour ceâe (euie côfiderationf 
que vous en elles eomme le premier aatheiir> en 
ayant ietté les premiers lineamens & ciayons dans 
mon amc. Laluftice, elle porte bien à la vérité la 
balance, mais non pas le trcbiichct pour pefèr les 
piftolles ^ C cil pourquoy il me lemble que le Ciel, 
vray iiâ de la Indice > doit efbc comparé plufloft 
à toute autre cboSky que non pas à ïqn étàl'ar* 
gcnt. 

I L me femble do ncqucs, toutes & quantcs fois 
que ie Icuc les yeux en haut ^ pour conliderer les 

mer- 



A* 

« 

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9 

mcraeilles de Dieu> que le Ciel n'eftautre choie 
que LA GRAND CHAMBRE DO 

RE'E, ou bien LE GRAND PARLE- ' 
•M E N T D V M O N D E , ou fe iugent défi- . 
nitiucmcnt & fans appel Icscayersrdc noftrc vie, 
les pièces vcuës & diligemment exan((inéesiu(qués 
au tons du fâc. C eftoit à mon aduis ce que voidoit . 
dire Sdnd^ Hidote de Pelufie &uori(ântàcerap-ci6.i/i;^». 
porr^quand il appelle les Eftoilcs, non pas rinfen-*^* 
tcxic 5 ou Régiment de Dieu , mais en deux petits • 
mots ffvft^MMvrkiTiêtSy comme qui voudroit dire 
Colcillers ou Aflêflêurs de Dieu. Caries Aftres cô- 
* fiderés au firmament^ comme en la grand chambre 
du Ciel , font fi proprement & naturelle ment tirés 
pour ce grand & honorable office de jugcr^qu il ne 
leur manque rien que la parollc:de laquelle toutes- 
fois ils Ce paflèncaiî^méi^pource qu'ils font la guer- 
re àrcsil,& comme les anciês Sénateurs de Komci % 
qmrmn fedesmmerâbémturiim câf it4 ) iugc t en de- 
marchat>& fins bruit de paroHcs. Quant à la Pour- 
pre > ils l'ont beaucoup plus cfclatantc & plus belle 
que nous : c'cft pour cela que le Poète Latin défi- 
lant les veftir à i'auenant de leur grandeur & méri- 
te, les habille de pourpre,& leur donne P^rpureum 
^«t*LiMw*ii>nonpasA«io^^fi*^j^1t<,conunefài<a . 
vn certain Pere-Crec,lespenlànt obliger, de les at- '^1^**^^. 
tifFcr en PrincciTcs le iour de leurs Nopces. Pour 
leur ordre & la diftindion des Chambres,il n'y eut 
iamais vne fi belle Tymmetrie &c ordre fi parfait 
que celuy-là* Les Grecs prdinairemecit après les 
Chaldçans,appcUet ^«pu>«i^ce que les Latins nom* 

B 



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10 

ment ftaims Afirmm : lancien iiitei|trete d'Ara- ' 
tus les aime mieuxappellariuiriS^ comme qui di- 
loitdesliâs^mabceiohtliâsdeluflice. Firmicas 

paraphrafànt à fon ordinaire letextede Manilius, 
les appelle maintenant DomâSyd'zmrcfoh cubtcuU 
JfirmrmmiCn vn mot ce font les diuerfês Chambres 
de ccsgrands Confêillecs de Dieu. Y eut iliamais 
^lus grande fiiboixfinatioh&reuerence des petits 
cnuerslesgrand$)& des ieunesenuérs leurs anciës 
en vn Parlement bien ordonné , qu'il y a parmy ce 
grand peuple d'Eftoiles ? N'eft-ce pas vnc grande 
menieille > que defpuis ièpt mille ans ou enuiron^ il 
ne s'en fint tamais treuué vne ieule^qui Ce monilraft 
en Audience & fe ieuaft pour'dire (on aduis» (ans 
auoir reçenle mandement àu prealable?Onles ap- 
pelle premièrement parieur nom ^ecctdicuni^âd- 
fummsycommt did le Prophctc^c'eft au Soleil com- 
m'au premier Prefident à donner rAudicnce. U 
siiuoye ces deux belles £floiles> que nous voyons 
I6(birêrlematin9 tout aîn(i que les deuxHuimeis 
de Parlement. 

J?^f*/ê? KvfnKai>vKTQinjir^Q<Prirn9fifAt^a.i le hcraut du iour & 
àuTHm l'Huiffier de la nuid? c'eft ainfi que l'appelle d'ordi- 
naire vn dodle Père Grec : tout aufli toft> les fâies 
^ gunicsjeschambresprifcsjlesbancstousremplis» 
chacun eti (on rang , uns dire mot > c&outer bdle- 
ment,con(iderer aucc maturité) (c remuer auec dé- 
cence & granité^vous dirics que c'efl: vn Aréopage 
/vtfMfat ^^^^^ nuid. le croy pour moy que le Prince des 
ii*.<.A)?r». Aftrologues Latins a eu d autrefois cefte mefme 
tâtêkm. p^||{{^i*|^t^||ic(eàmoDaduisplusclaireme^^ 



s'il eut vea f ordre & la majefté de nos Patiemeos 
de Fiance : car après auoir en cinq beaux & doâes 
volumes comparé le cours &:rordfedes£floile^ 

tantoil à vnc dancc bien réglée & compaffce par 
(es cadences & mcfures , tantoft à vne belle preric 
efinaillée dVne infinité de belles fleurs > d'autrefois 
au marché dVne grande & belle vilk^ tel qu'il eftle 
iourde quelque foyre* Et voyant que tous ces nuH 
pons eftoient vn peu trop bas & m^haniques, il a 
mieux aymé fur la fin de fon œuure , pour donner 
luftre au fubied qu'il trai6toit,& congédier fbn Le- 
âeur en bonne bouche, faire vn tres-bcau rap- 

Ert du Ciel & des Ëftdles àlamajeftédVnPar- 
tient Romain ptf ces beatpcvers dignes d'éter- 
nelle mémoire. 

ytqy fer ingentm fofuliés defcribitur n;rbemy 
VraciptéHtnqi P A T K JB S rctmtnt, ff) froximum 
Equefitr 

Vulgitsimrsj eiiâmriJtésfimmmmetmrtdmf 

Sic etum qiédddm refpondere Mundo^ 
U^c Ndturd fâcit^quét cœli condtdit orhem* 
SmuficlU PROC£&VM fimUs^frnt fféxi- 
mdPrimif 

Sidifs 9 funtque gràim > taque mmiU inifBtà 
PRIORI- 

Ou c'eft que vous voyés vn Parlement accom- 
ply de tout poin6b : Le prenxier Prefident, c'eft 
celiiy qu*il appelle P R I O R E M , Àtque cmmé 
itmaé PRIORI. Les Conièiilers de la grand 
Chambre^ibntceuxqu'ilnâme PROCERES 



Il 

pm ftiUs PROCERVM fimilis / les autres 
Chambres, & chacun en (on rang eft > ce me (cm- 
bic, entêdu par ces motSj/wwr proxima primis (îdcruy 
.funtq-^ gi Acins. Pour ceux de la Tournelle, ce font 
les figncs du Zodiaque , defquels il a parlé deuant^ 
qui font au Ciel vne Tournelle & vne C hambre à 

!>art> c!eftlàveritablementla Chambre criminelle: 
i toutes^fois il y a quelque choie it criminel aux 
cieux. C'eft vn plaiïlr à mon aduis de voir la con- 
ception affrcufc & mal-plaifinte de ce grand AfFri- 
• cain^quandilbaftitvneCoaciergeriedansie Cielj 
& tiram les Aftres par le poil pour les faire conlên- 
tir à ibn aduis>£dâ&niirtoutlè mondeàibnima* 
gi nation: & nous contraind de côfeilèr que le Ciel 
rff/«w««»ncfl: autre chofcqu vne prifon cârens foie y ^rjel m- 
e, f^^îî-gr^rij lummofusy^ rumcuU fortajfe de ^onisj^ Ecth 
hu^AxisifptqmMqmtl tum flapidand»! Cinrifiîs' 
nuhgféuuMKS éUkrm$tifiyniUM:fiUmhia prêt mmm 

fi beftijs finimdus, vrfas Seftentfio emittet 5 ILoducus 
Tdttros tjê^ Leones: Pour moy^toutes & qùantes fois 

3UC ie lis ce partage, le {âng le glaffe dàs mes veines- 
'apprehenfion que i*ay de regarder le Ciel,* conii- 
(deran^qu'anofire condcmnation>no{fare félicité & 
change en tormens & fupplices. Là meiSne couce. 
ption fut jadis des premiers maîftrcs dèrAftrolo-. 
gie parmy les ^Egyptiens , qui turent plus âdui(ies 
- que les Grecs,ne leur dcfplairc, 
ManHht • ^M/rum Cérmmbm nihtl efi mpfabuU Calim 
TVf r4 compof ùt Qatuntiqua pendit âk i&ù* - 
^ar ils ne vous plantarent point au Ciel tant de 



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prodiges & chimères: mais y mirent vn petit ab^ 
bregé de lufticC) ou comme vne Chambre my- 
partie de plufieurs Aftrcs ligués.Delquels les vns fe 

nomment fauorablcs , & les autres malins ; les vns 
de la droidcjlcs autres de la gauche.G cft ainfi que 
Firmicus paraphrase de Manilius a couftume de 
les nommer Fanetiâ^ fi nudignâydixtrâ^mfirdjkiÊr 
méindfirkut^qud^qtM'i nous voulant par cefiere* 
prcièntation donner à entendre, quilnefepeut 
faire que parmy vnc fi augufte afscblcc, voire mef- 
me fut ce vn Aréopage , le plus feuere Parlement 
qu i fut iam ais^il ne s'en treuue quelques vns^qui k 
laiflênt fleichir le moin$ du monde» 

&V mfh9scaf is foUiwtmmidus ta Afns* mmujh. 
Or eft il qu'ils appellent tous les figncs ou coftella- ^^^^ 
tions de cefte Chambre ^ii\n<pôf^i ôi^^f, comme qui ArâH. 
dft'oit les Dieux du grad Conleil, Varron les nom- 
me en terme de Palais Qnjfsnteis Deos')\ts Grecs les 

• appellent ordinairement ^ «i^V E t afin que ce- 
fie Chambre du grand Coniêiljne fut deflituée de 
les appartenances & 6fficcs,ili» leur ont commi s les 
{èpt Plancttcs , pour les feruir eu ce qui concerne 
l'adminiftration de luftice , & à ccftc occafion les 

- ont appelles p«>â/»$«^>comme qui diroit lesHuif^ fnterj^. 
fiers de Parlement > où les Sergehs qui portent la pam^ 
baguette : & à ce que et dit encores vn Parlement 
afforty de toutes pieces^Pifides en fon Hexameron 

. compare fort à propos le Firmament au Greffe 
dVne Cour , ou c eft que nous voyons vn monde 
de petites eiloiles edregiifarées en leur ardre > & les 
aâes authentiques de ce monde ^ efchsdansvn 



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_ î4 

parchemin qui ne s'efrace iamais. 

I E viens maintenant à la {cconde partie de ce 
difcours > qui eft de la conucnanceduSokilàvn 
Premier Prefident > ou c'eft que ie puis £se o^vn 
mot} ùxis &iretoità€ebdiAAre) quVnPieiiiier 
Prefident iefi plus digne d*eftre comparé au Soleil, 
c'cft à dirc5au Roy des créatures, que le Soleil n*eft 
capable dcntrer en parangon auec la grandeur & 
majefté d va Premier Prefideac le fçay qu il y a 
, pluiieuR^ues audieurs, qui ont ?i£ plus haui^ & 
flattan5leuxsconceptions> oDt donne au Soleil^ie 
ne fçay qudlc reflemblance auec la Majeftc dVn 
f*f Royjcar Philon le luif l'appelle top fiiyAf Bati^'Hi ruf 
tmmfic tie içfçuv le grand Roy des Eftoiles, luy donnant le 
uetMtje, j^^fjj^ nom^quonfaiibit jadis au Roy de FcsCe* ëc 
by'venamàie monffarer^dit-iljoufkirevnedemar'- 
che feulement (m l'orizioti^ comme dans la grand 
^ fâle de fon Louurc, toutes les Eftoiles à l'inftant, 

ne perdent pas fculemet le peu de lumière qu'elles 
auoicnt: mais s efuanouïiTent entièrement» ne plus 
ne moins oue feroit vne pcrsône au premier regard 
de la clarté du ioor, après auoir demeuré long têps 
en Ibmbre de quelque efpeflfenuid:. Suyuant cefte 
conception commune à plufieurs , Thcocrite ap- 
Kiéfë»}. pelle les Eftoiles Xj nvKrk ÔTrctHi^ la compagnie 
des gardes du Soleil 5c de la nuiâ:Mais ie croy que 
ce rapport du Soleil à vn Prince , peut auoir autant 
de confiyrmttéauec vn PremierPrefident, comme 
auec le Roy mefme; car toutainfi qu'ils appellct le 
Soleil "Vnmiftm À^orm » ou CvfU Fnmifcmiffà 



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cft le lêul epidicte^uc les Princes & Roys ne com- 
muniquent prc(que ianîais5& qual'extremité^nfi 

que le remarque fort; fagcmcnt Polyacnus^ôc le "^^t ^^^^w* 
entre les principaux axiomes dVn grand & iàge 
Prince)tout de me(me nous appelions en Ladn vn 
premier Prefident 'Ptimifm (urUXi^ a bien cet - 
aduamage par defliis le Soleil, que luyfêleua&t en 
Audiance comme fur lorizon , l'efclat des Eftoiles 
pour cela ne s efuanoiiit pas, ** «/^*t,^ir&< , cL(f«^ 
fsl^ê9llf,iTmti<ptyy}né,MtXr'^r»h la claitc de la pourpre 
que portç quat & (by toute cefte graue aflemblee^ 
ne ternift pour ceb^ ains au coofairc niq|y0^ 
tierement, & porteienefçayquoydeluffiteâion 
che£de luftice, rvt fdces exi^ua SolemettAtuterdum 
ddiuudntj difoit le doâe Tertullian en chofc bien 
diuerfê.Car (lie loiê dire^c'efi vne imperfection au 
Soleil àmon aduis^de ne pouuoir Ce monfh-er dans 
tes Cieuxy qualinfiant ilnechaflèdcËiflêefiia'- 
noûir tout ce grand peuple de lumières , que nous 
ne voyôs iamais qu*a la faucur des ténèbres, & lors • 
que le Soleil (ê laiïe d'eftrc veu. Glycasl'hiflorieiT 
en la première partie de les Annales , rapponc ce 
dei&ut a vne certaine ambitio & jalouiie^quetous 
ks grands ontnatureUementenchaméealieceuz» 
de maîftrifer le monde les coudéesfnnches» auec 
vne telle auiditc de paroiftre ^qu ils peniênt n'eftre 
rienjs'ils ne le font auec le détriment de tout ce qui 
eftau deflbubs d'eux. Mais vn premier Prefident a 
cet aduantage par deflfusIeSoMy ques'îl donne 
dePeicktficdcl'honneur)]! en reçoit auffi par Fat- 
touchcmët & voyfinage de ce grauC Scnat en rob~ 



be rouge. Ce qui n cft pas vnc petite prerpgatnie 
entre les hommeS)d*eftre capable de receuoir quel- 
que chôfe de plus, par le moyë de ce qui eft vn peu 

mojndrejc dis entre les honimesxar ce fcroit faire 
tort à la Diuinite 5 de la mefurer à launc de noflrc 

fToJîdcM pc"'^^^^ ^i^î 4^'* f^i^ autrefois le Philofophe Se- , 
Mdjkûmh neque^difcourant par les Axiomes > & félon les loix: 
- de /a philofophie mclancholique^conduant que k ' 
diuinité eftoit en certaine façon malheureuft^pour 
ce qu'elle ne peut croiftre par racées ou par le cô- 
blc des louanges & pcrfedtions humaines. Il me 
pardonra>s'il luy plaift^l'Aftrolable de Zenon, oule 
Batloii d'£pi(^ete iè trouue court bien fbuuan(^ 
quand il meiiire les chofes de Dieu au petit pied de 
» mortalité. Il eft vray toutefois en ce que nous 
trai6l:ons,que c'cft vn priuilege d Vn premier Prefi- 
dent , vray Soleil de luftice par dcffus le matériel, 
Prelldent de la Chambre eftoilée,de aoiftre en lu- 
mière ^ exceUence,à nieiture qu'il coinmumque h 
ESkcis ^«.fienne à tout ion Parlement. Paufânias recite qu'en ' 
/trttriktt, certain golfe de lUcflcipont, ilsytreuuevnc 
forte de pourpres excellentes, qui ont le fang beau- ' 
coup plus vermeil ôc cfclattant, que celles qui fe 
treuuent en tout autre lieu du monde. C'eftpour- 
quoy tout ce qui eftoit en robbc: rouge en la lufti- 
ce d' Athènes, eftoit de cefte marque &téinûure 
feulemenr, laquelle pourceftecaufe on nommoit 
xpj^f^a /S<t<riXix«>',c'eft à dire couleur de Roy. Cr il re- 
marque en ce mefr^ic lieu, que ces pourpres eftoict 
{irecommandables,pource tant feulemeut qu'elles 
viuententroupt> & par l'attouchement, ou bien 

comme 



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IJ 

comme parle Pline mutua faUuAttove^lc fang fe pu- 
rifie ,& defcoule plus net. La pourpre dVn Parle- 
ment qui me femble vray xf'^f^ ^Ao-thucr^h, vrayc 
couleur de Royjfc rend bien plu$ au^ufte > & e£- 
clatte bien plus viuement à la faucur Je celle gr^HC 
Cour. & iamais vn chef de lufticc n'y perd rien dg 
fon efclatjpour en communiquer aux autres. 
. Ie laifle tout vn monde de diuerfes ^ippcllations» 
que pluf;eurs graiies autheurs ont couftume de dô- 
nerauSoleil>confiderans diuerscffe(5s&mou- * . 
ucmens : i'cn choifis vn couple tant (culement, qui . . » 
me femblent auoir du rapport à la lufticc & aji 
Maiftrc d'icelle. Le Prince des Aftrologues Latins 
le nomme bien fouuent Ignmyqm Tr£p4^t pdflnu 
c cft à dire en vn mot le Prefidcnt des Aftrcs>cho(è 
qui n'a bcfbin d'explicatio ou lumière quelconque. • ^. 
Mais vn dode homme Grec rencontre plus à pro- 
pos à mon aduis , quand il définit le Soleil en ces 

deux petits mots , BjyiwiUnir , Xj r/yetna. Tuv A V^«K) Ti/!des i» 

c'eft à dire le Géant entre les Aftres , & comme le fMg. j. 
mîdftrc de TAftelicrdu monde, qui aduance & cÔt 
teroUe la befoigne^deux propriétés qui me (èmblct 
cftrc fort conuenables au premier Prefidcnt d Vnç 
Cour fouueraine : car il doit eftre en premier liei^ . . 
Eçj'orii'icJw, & celuy qui aduance principalement 
l'ouurage de luftice. Voyés vous comment c'çft 
que le Soleil n'eft iamais en repos,& combien que 
ic Ciel foit vn lieu de repos, did l'Orateur de Pru- fifi^"^' 
(c , le Soleil n y rcpofe iamais , non pas mefine vçi 
(eul petit m^^dent.!! attuance les ans, il tict le mon- 
de en bride , il cfchaufFe tout à la befoigne : il va , il 

C . 



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1« - 

vient , il vifitc , il ne dort ou fe lafle iamai s : & c eft 
^'*lu&mà ^ i'intcrprctc d'Heiiode» que les Poe- * 

i/«fgn(p. tes anciens luy ont donné descheuaux,&vnbel 
attek^etnon pas pour eftreportéàfbhai&^comme 
dans yne titriere , par les voultes des cieux y ou par 
les maifons des Aftrestmais pour en eftre le carrof- 
fier, & pour faire aduancer les faifons de l'année, 
ntprts /«y 4^ ^i^t comme cheuaux en licejdont il les appelle 
fîi$rJ^ /«Âratwr* %fMw^ le tcmps qut coiut àgvifed'vn 
liurex de cheuaLVoylàlevnty officedVnpfemierPirefk^ 
^ ^ n5 que ic vucilk par ce diicours le faire cocher de 
la lufticc , ie fçay quelle reuerencc mérite cet hon- 
neur & ce grade>qui e(l entre les premiers du mon- - 
de^maisaiSGÊmt-ilqtt'ilTe perfuade^ quUcftfctt-. 
lement ià> pour entretenir Ôcaduancer Poiusrâge 
^^'f* de IdUceÂattus dans ThoecmepaHam de Melon 
pelffonnage de mcritCî&f qlii*fiir (es vieux ans^auoit 
rcçeu riioneur que fa vertu luy auoic procure > i ap- 
. pçllc ô\p<t/**ni», c'cft à dire qui moiAbnnc-apres vci- 
presjcomme s'il eut vo ul u dijBi^qu'il àuoit reçétt ai» 
|»^tt^laioiurnée & del-àagè ) leihiidde&strart 
oaux-'^Ët ^Tedioirt^aii 
Melon mon bon amy , Vous aurés occaiîon de tra- 
uailler déformais plus que iamais vous n aues eu* 
Coniblacion digne d\ n home iage véritablement, 
8c conuenable à vn chdf de luftice: car pourlcmot 
i^mimm'» il s'accorde fort à {propos à vh prrânicr 
I^refulent dVn PâifememdeFnmce> qufbîi bh3iât 
^ d'ordi naire perfonnage d*ans & de mérite , & qu i 
ait blachy fur les Lys de luficc.Cefl^recompen- 
icâesvertusquilcsport&àcçrang; ccneilpa&k 



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pteimer vol d'vn ieqne aiglon irjDule pnmfâut de 
quelque Lcopart>c*cft tout ce qtie peut faire la vcr- 
tU)S*aduançant à pied de plomb l'efpace de quarâtc 
bons ans: &cncoresn cil ce pas à telle condition, 
que de sy rcpofcr; comme le Sole il,iVc;(^p4;>;^gkil3 
pour dclairer feulement, ou bien pour efl:reveû> * 
mais pour trauailler à l-ordonnaitiçe du Ciel > lie 

pour eftablir la luftite parmy le coi^s4e ce grand 

vniuers. 

Quant au mot de Gcantjil conuient ce me fèm- - 
blc tout de mefine façon au premier Pre&dent d V- 
ne Cour> qu il faid à ce grand oeil du monde : car 
vousvomfouuiendiâysllvousplaiflsqucc'eftynç . 
manière de pailerfort vfitée entre les premiers au- 
. * thcurs de ceftc langue5d'appeller GEANT tout 
ce qui tient le premier rang, & comme la Royauté 
en {on e(pece« Oeil ainfi que le Lyon eft appelle * , 
Geaift entre les animaux } le cèdre Géant entre les 
bois> la Baleine le Gcânt des poiflbns> par celujr ■ 
mefme qui nomme le Soleil Geit entre les ACfares* 
Pource que celuy qui a la furintcndcce,ou le com- 
mandement fur les autres, comme la (àgement re- 
outfqué Sainû Ambroifê en (bn Hexameion ^ doit 
auoir non feulement le coeur & l'ame : mais encore 
le côrps KcmarquaUe en ^;nuideur & conuenance ^ 
entre tous ces (ûbieûs* C eft ainii qu'Àriftotc dcC- 
crluant le Roy des Abeilles luy donne MtyiÔoç h- ub. 4. ée 
^ MÀt^TitvAc corpsjvne autre fois plus grand, qu'a tout ÎSS*.**^ 
fon menu péuple.£t tout ainfi qucPhilô l'Hebrieuj . 
fiiyuant la routte de ion maifire PlatoB> done deux 
iamdi celuy qui gouuorne^tout de meîme Arifioi» 

. ' uiyûizad by Google 



90 

lu^ donne double côrps, ftbnl'oidonnsncé 

gclTc de Naturc^qui a cl*ordinaire doiié d'vne gran- 
deur remarquable , & dVnc beautcdc corps ceuX) 
«qu elle a voulu honorer du ditre de Roy autc,ou dt 
gotmetnement en kur eipece ; le Soleil parfny les 
' Afltes, le Duc èntre les Abeilles > l'Aigle entre les 
«yfêauxje Cèdre f>âirmyle$ aifcres, leTorani entre 
fcs animaux de la terre. Car c'cftluy qui en cil véri- 
tablement le Roy, pourcc qu'il trauaillc plus que 
ênufecon- tout le reik^& iion pas le Lyon, ai nfi que le remar- 
Mfs^ que & preuue ragemënt Dion Chrylottome. Bref 

)né le &ien>di/àrrt! leqttd il'pmiueqaec'ieft 

f ordinaire de nature^dc chôrfir les plus grâds pour 
gouuerncr & commaiidéjrauîc autres. Et c'cftpour 
^cela que ks Poètes ont feiadt > .que ces deux frênes 
îcaiitifenofnteés'^rleursms, quionteftélesfpïe. 
tfiàefsflô^^uitiotiâQjeftiMem pk^gonds éecent 

coudées qtlè le Heftè^t!)N)ga4t6 : =Sq>ar après def- 
rnuanr vn grand corps bien formé , Se accomply 
de toute pertîcdion, ilfe *îoi1ittie ^-À)^» /3»{riA<>coV, 
coi^s âc R<^'> <K)mrfie i-ycm -appislknis vn. pied 

P A 11 la fuktedfc «cdifcOurîSjWWsTOyés, Mon- 
ilcur j que ce mot ou èpfthete donné iagcment au 
' Solcil'j vouseftfortconucnablc^ àcequflnyeui 
' ^iit^drtfe pdrticalaritc dè-iibmmcc bel Alkc y^ 

^ueSeflat 

P ov iL l'équipage ^-em&xicnt d m cli4;f de 



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■il 

luftîce > îcîc triniucrois au Soleil d Vn bout i mtrt, 

LE MORTIER, LA POVRPRE,LES 
B O V T O N S, fi ic ne Içauois comment cdï que 
la témérité de ccluy-là fut d autrctois punie > qui fc 
délibéra de tailler vn habit au Soleil > autre que ce- 
hxy delà knmere> de laquelle il cft mm^iu tmt^ikm 
' yi^imento. CtifleCid entre autres belles qualités, 
il a celle-là particulière , qu'il eft comme la Manne: . *' 
on y trouue tout ce qu'on s'imagine , & cômc fou- 
foit dire Dion di6b Bouche-d' or,dc la Pocfic d*Ho- 
nxere^qoetontes çholès y font compriies» ëc qu vn 
M tiprit ^ tretmé tout ce qu'il veut) pourceque 
-c'rft ttiif Tm ifim rejpmp, le tatllis des belles con-^J jj^^fj^ 
ceptionsj tout de mcfme le Ciel cfl: fi fécond par la ^'"'^i 
libéralité de Dieu> & par Tinduibrie des Aiholo- 
gnes , que nous y ttovaMs^mit ce que nous you- 
*lon&Ëd>ieu vuolle que parnuy tit de cbofes^moiis 
rioas'y trtmuions vn kniLOiâfinouS'mefines: de 
pour conclufion de ce petit difcours , que vous 
■foyés 5 Monfienr, plus heureux & fauory de Dieu, 
que me ftrt jadis k Soleil premier Preiidentde ceAe 
jgiand Chambre dofée9 qui voulut vn iour , à ee 
itfii'onxtid, 'i&dc^tt»t'ée'fon&fikie<en^usur de 
%n9k lPhs@fcd«i r^ii^aisriMii^t)^ Péemi cap- 
ble . Txms ceux qui cognoillcnt vos mérites , & 
loiient voftrc fingulicrc vertu 5 peuuant cfpcrer le 
contrau'e de vous 5 &: qu'vn iour après auoir par 
'toutes iôttes de bon»iBifi||j^U«^«i^Ëi^ obligé le 

c 3 



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/ 

/ 



Câ( de rornemenc des loiiangcs cikâgeres &c em- 

!>nintccs de dehors, principallement quand-cUes 
brtec dVne plume (i mal taillée de iniùffifiaite que 
ccllc-cjr j vous n'en aucs non plus de bdcMn pour 
raccompliflcmcnt de volbc gloire , que de lagefle 
& de vcrru pour vous acquitcr dignement de vo- 
ftre charge : tout ainfi, did Pindare,que la neige & 
paiSè bi^n de la blancheur du plafire^la toCc du ver- 
millon ou du Ëu:d de peinture>rOcean du regorge- 
ment de quelque petit bras de riuiere eicaitée , le 
Ciel de toute autre beauté que de {es Aftres, le So- 
leil de toute autre clarté que de la Tienne. Et c'eft à 
mon aduis ce que voulott dite vn ancien & doâe 
Pere de npfire Fiance eicriuaataprcs.Pindafe en 
Tu^t9- P^^^^"»^9 éfttAfi Sêbm fieHàs éJumet y c^mdre _ 
y*'* ext^uo humcre lacHpUtety tta fuperflms Uborut impen-' 
Jtyy qui fer fe flmturâ commendat > que celuy qui 
prétend releuer par (\ plume vne choie cecom- 
mandable de (oy me^e y faid ne plus ne moins 
que celuy qui penieipit efiJaircr kSoleii 9 par Tac- 
croiflbmenc dVne bougie, ou quivoudroitenrir • » 
chir l'Occan de quatre gouttes d'eau. Et Saind 
Grégoire de Nazianze cfcnuant à Ncracfius grad . 
pcrfon nage de fon temps 5 ^i^m tni i?i<iiç Kaikwf«T%" 
tSSa^A r9çic^r<fé^ Ix Solcil u a bcfoin d'autTC lumicTe OU 
^^*^'* clarté empruntée, que de force occafionsd'obli'> 
ger le public , d'vn héritier capable d'entretenir 
la dignité Se vertu de fcs anceftres.Pour le premier, 
les grandes obligations que vous acquerés jour- 
nellement fur toute cette tres-floriirante Prouince,* 
fiur^ut le Royaume 9 publient aflcs cette venté 



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13 

«d'elles mefmcs fans autre tcrmoignage : pour le ft- 
cond tout le moçde reipcre>voire s d eû permis de 
k JàsefiiXis vous Édrc tort,pourcc que fgmtes fmt ff^/'* 
nmtmm âmdi : 8c défirent que leurs enfans les de- 
uanccnt en honneur & richcflcsjnouf leur fouhait- 
tons5& erperons quelque chofc de plus. Dieu leur 
en face la grâce , & àmoy de vous tefinoigncr de 
plus en plus> que ie fuis ôcdeike demeurerai»^ 
o^is, 



MONSEÎGNBFR9 



VvflTe treS'humUe fj^ obn^ant 
feruitcur^ 

François G a 11 a ss vs de la 
Compagniedc Iesvs. 



De Bonrdcaus ce 1. de 
lanuicrM.o c. xiu 



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' I 



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ADAMPLISS. ILLVSTRIS&QJVriRVM, 
D. ANDR. NESMONDVM, 

Jorquatum Equitem-^ Kegiimin fancOori- 

Aquitanici Senam P&INCIPEM* 

AdoccafionemhadaaeabeoLuds &cum 

luftitiâ compârat«e« 

Vcem adte(viR illvstrissj- 
fi^^> M e) atFero> no cam ccrtè,quam 
■ graui eloquio confecrafti j verùm de 
Noéèilucis aliquid: noiStibus enim fere 
copofitum puta hoc, cjuicquld demu 
lumtnis eft, eoque fo rte d ignius, quod 
adlucem veniat,(i caetera pari conatu' 
facccdût.^N[e{cio etenim qui fit, vt foe- 
tus ingeni; lucem &pe mereantur > qui 
fioétibus fiunt.Carmê ambitioium eO;, 
c^teraferccontemmt,fi tefautorcm& 
probatorem bonu nancifcatur: quod 

D 



vcrperecmuluperTuadenc Scacueram 
inicioLumen hoc no{b:um,vd noâs fi- 
lentij premere intex licurarios meo$> vdi 
inièxcamhuiusannicliem,qius die. s 
L V M I N V M !^ud Grzcos diàcur,capd- 
uu reCinere,ne, Ahodie furgeretj^uce 
cam .bona«LVMEN PR^ESiDE&AN&auc 
Ignis Facuusenepucaretur. Veru viac 
impatiens aineiriai^ancusjt^ maluic> 
vel prxcoce luçem afferrc> quàm ni^ 
lam. Quod fi olim^auTpicibus Superis, 
fub tui tutelâ notmnis,in lucem veniat, 
.verum quidcm lumen obtincbitxaete- 
rùm,ri cantùm amas, de tuo fatis fauo- 
refulgebit. 

t^éUVlK ILLVSTRISS. ^ me ) ÂC Sâcietdtim 

M O CXIL ' 

* lUuftrifs.Nom.tuo addidils. . • 

Fa. Gajias s ys>Soc» Iasv* 





«fit Gie^ 

gorio Na- 
7ànz.ora« 
cione in 
JàttâaLn- 



orta eit lu- 



*Pnrf9^d €9Bitmât^vtriÊm te Inmm âdfréH 
Purfurdy^^ dtemiLuxcnderitMlmdSmttHi. 

Lumen âmat Themtsjt^ redâmâtlux aurca Dnéxm% . ^ 

Lumtttmât Miéfai^fj^ amant lumen quêque %Miff' ' /.''^'^ 
jMmkÊtimgunturSiêfeTi^qiiéuÀohtatit - inx 

BsrHimfemb depsdibusJmÀéjui yipmi 
Ttrrsnm ffatia^fj^ rcgno forimitur âukê* 
Zumen eos rvefiihfu»f»rfwra'Jiémmegaudet 
Mfndiu^Cr oiffcuramfaciem ftPhœbus amcenat 
Tefimkrtm ^ fluwasi nffergtt Lumme tcrram» 

lEtfiUttirtêUmnnÊtMi demmmjflfmen 
Efficies^hil efi etemmqmdNumen4ddbam$ 
Tnjfms accédât yfimtli quàm nomme Lumen. 
Jjèmen^ ufmfrmumyqHoddecaligmemundt 
Bieiitié»UpiNÊ$qt$e chaos ferrufityob altis 
ei»erienstéiÊdfrh:mmÊdê^fÊêeiac€nt mrti 
QmditushmotêyC* twmdù nnemitififnikus^ 
Ni lumen tenebras detergeretiipfdque rerum 
LêigimfécieSfCéeas m lumen bonorem 



coniuibr* 



b ExBa€- 

homiLpt. 
fa Gciicfl 

&eîus Pa- 
raphrase 
Glyca hi- 



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AddmtyâtqueUm'dusmlunMf^âs ^ • 

*VéiYtmp€s hduHo cacli fermrc vécurent, 
acntio i^ultus erit fine lace c color-y fine lumme > Kegtm 
thima ^^V^^ marcefcit tenebrts^^ humfhmd fallé 

Cémdaremtmetftes fi lumen Awrm cwdit 

TeUl^enj ^rofeo quilumma, ^jibfAt ab 4rcté> 

Detur tApeUécd mirabilis urte figtêtay 
' ^ulchra niawifntio fr^sfi^ins/ormofa colore^ 

rPetw éjfriêftâsrc&i deprcjptfui 'vmkrdf; 

Turpis erit tMeihin falfo filêummefmis: 

Lumen ApelUas fins perfiar tirte tabelids. 

"Non aliter magmdept^ânjolummAmundi 
^:^VAEîuri4é ^UtumtjiH orhem^cœ{tqiietabellâSf 
- Ahïhi>^us 4l4roco9i ^&eiffiflumim ta 1 

Bafîiio Lumine purpureoyâtque fudes Cétmlan tabeBdf* 
oratioBc ^Ttmdque Vox^qua fatiùïa Deus quodam ora refâlmt^ 
fteundadc <j^j^ Homo^on TeUgi*s0on tAn^elns^aUdue cœli 
•rvt( i, Mdchtttdffed Lux frimd fun.Vox ill a futur o 
t^l;2tP^»damemédiétmandaiLNy. ¥lAT,t^4trs • 
^r,>u..«;. Sepmulexcutiumeemlrésiluxdurismmulé 
Htf»*.»*, Ndjcitur^ tr para ^efHtur lumine teUuf. 
rm ^uin etiam £thereifi mens efi ver a VUt$msj 
Vt^mi 0>^^>»fldrc orbes n^drios^ earuU mundt^ 
eftiVtpP ^mcquiderdtrerumttprimidixereFdmlîas 
ânâ ttbit. Lummisi liquidifMbèminis dtbereui %d 

lamcerDllàtdafliniiciuntpriuStittDeiii uViUan Mimé! ûûiiiiia,XiiGt pnûi 

«luodum infecitjvt cerufTi-, &c. 

« Philo ludjnfecundisallegoriù nout ex Platone«apudPiatoaicos opéra omaia 
CRata» <tiâa fiiiflê fantillas primi Lui|iiiib; 



I 

• 5 ■ 

Dijferit in terram radtês: nec lumen alf tih 
T)AmnA cdfit ta£iu, c^cum fie ffarfa fer orbem 
Semnafrnt^utiKdfMJfcarpore Lucis, 
lMmeiU»ixhéuBum'T>€tu eft^détmutâuit^ 
^Flumincy fer tenues mdiutnm mrmU yenas» 
Et quo qmfque frocul nsâgis efi à jlumme Ttuo 
LurmniSytntetuln'ds magts lUe recondtturicxfers 
Iffe ft^hnibiSque dtrJ noUe fifeUtu^f» 
^ina intn miqiêâsfrim dtlumme^'otnm 
^réuhm maHéruntjtenufqtêefltfenfi* rimé 
Acceperedecséj: Mentes Lux continet yna 
Corpore f tcretds. Vrimum tum Cr^ean Umen 
Angeltcum y&cM dlmd^enus.Lux dltera^entem 
Cattînet fmméWdm^diàûsdiiummpriiÊmm 
EJfe putdnt hrnmes^qucrumfub fronte fen»^ 
Ciortd perSf icms mfculpitur énrtdfigrhs* 
^ïïït qmd htcpulchra referam mirdcuia Lucu} 
KuUiêmy lumiu hdbet, nuUum lux purd c$lorxm: 
Jttémm m rettu hxfmmrât ynd colorem.- 
DitMi Scitrilmsjux durea pojfc indith 
Vimiétémminifiitmliâ ipjts .tnfixdqiêe rttus 
Lux iculum penetrdrefotcfi^yel mente ytderiy 
Lumtne qmdcttiùsfqmdlumme purius vno ? 
Spiendor m occâfu foret iCÙm lumen in ortu 
liéfeituryf^nmtistrûciumàmlumintnÂmàt 
Momiftio yâtttsbmen fertingit âd miâs» 
Lumen inexhduftdm cetltdnurrit drendm ' 
Ocyùs emtjfis flâdio feruente quddrig'ts: 
S/r Itch tnfixum aelQ^fit lumen m dltis 
Ntêhtbits^dd térrm tâfule deÇctndityfi dits 
!^{on eget^yttàtU-TtV^m mumbât in imm» 



6 : 

Cumque folum tetigit^grâdibtu mn initget 'vllitf 
Vt cœlo fe ftéktjcUt^yel m drdi^a tenduty 
Etioiat^tSS^ pun3o Lumen dtfparet in 'vno* 
Lumen m Oce4no,flumifque liquentibué oftidas 
A^ergit^nec aquû nuidejit^nec frnte rigdtur. 
FluSIibus intahum fuper /equora Lumen obernu. 
Lumen adùfœdéc Ituenttâ luHra Ucume^ 
(çnttngitque luthum rddiisine^ lumine quicquam 
'■ ^urtus:^ qudmuis refpergitur tmbnbui nè'ry 
9{ec pluit in Lumen^nec tangttur imbribus rvUis. 
. , . S; tonatjn medto tum fliéfïuat dé're Lumen 
Intrepidiém^nequefulmineoterreturabigne» 

Siputeo LumcnyVel carcere cUuferis dtroy 
Captiuum nie Lumen eritynecrvincUtenere 

VU A ùU hujnen pterunt]mféSîd papyro 
VimuUyyelnntroJUnimrnamt4dU Lumen 
Capttuum retmentiquod nunquâm ferreâ moUsy 
*T>urdu€confin£iump0teritretm(recatena> 

Infuper tr fduftum de Lumine quarimus omtny 
Dkimfu rébus Lumen fdgere fim fins y 
. Cùmfpes dduerfisYAtiontbtu optimâfurgit. 
falutandi Grétcu [ic ^fauftum Lumen due bdt dmtclSy . 
^dG«*' ^^î**^ f^l^tdndiformam quéerebât âb tfmf 
cos \iC Lumine.NuUa falusyLumen fi ioUitur^rbt. 
^! iy^ti, ^^'fi mdgnifententid ver a éMaronis, 
vd »i«5^,», q^eformis Polyphemus erât^aui^ Lumen ddemftumy 

i.bona lux _ ^ -^r i i ^ J 

3ut,vinca- deformts erat [oeytt snnatfuts ynas 

b?hb. 3' Munera/unejids nunqudm fulsêrefub rvmbrds. 
iiTuTe ' "^'♦^^ memorem quid Lux fit in omnibus rcmd credtis 
tcnehxzs. Munere qu£ formée Idudetur^fy vnks fixât 



Mtrântum abripidt yttltM^/îbUnJé tyr4tmis 
jUigét-i fuitéâ mente f conjirtngit in aura, 
NecmmMtirHs^mctiyisdurs metâUi 
Sedlitx^ inid mun^r utile qm ridit m 4mn» 

Nm Aiâmsi fmiBum U^s,y€rtmit$fmh 
Sed ferfulgHTiês Lux dbripit infitê gmmâB* 
\n teneris eft rukrd rofis^in olmbus dlbdy 
Vné Qithenacit yâtUm ^cr cclid coltêmba . 
FluSuât'm fémoy^enetumqut liquefcit inhtfku^ 
ft^lgurêt m trâkUJéUHefcit càmUdd fubw 
tibd^yifildmœreiUiiiKundé/ub AJhi^^ 
Lumen idem rébus ^nec Lumine fulget eodim» 
Ktdet in Aurordymedio feruifctt in afluj 
Vâïlet inœcéfu creferû^ > fub certà cUufim ^ 
VifiimmstrgmkifiÊmfHlftênkffMmus 

Sétmt in Ocednoypiceis fub nubtbus étrumy 
Top tnter grâutdos fefrétbet aqudtius imbres* 
Deniqut mdgnorum Luxefi ^ "^egma Safkarum» 
Béec Sophidm docet •AHrolQgos^dtifmdque iurâ^ 
T^imméuhcmlmn yÊduu^ ImcrMagiflfd 
*2>ifamtts Àfèrorimqm ûrhs^UmérqHe mums 
^AmbiguoSiCcetique yiajjuntenque ferenum 
Solisy^ dttonitt fub luce pauefctmus tUd, 
Sed ninhs S ^agiles CÂfus^fj^ inertid mftri 
Fimddmentd bonhfi lumint €lmditmrym\ 
LuMcdprofperitâsfiêlgitmmMnsétgris. 
TAmfAcilis ia^ura hom e/i, quam cernere prompt um. "« Hrbr. 
QUude occtUosiperit omne bonum^nox horrtda arcùm ^ruT^r^mis 

inGeneCLux cnim»inquit,tuni aliorum in ritâ cômodorum mater cil, ^t*^^«rJmt 
i^t«<piA«r«^«f maurâ^PhiloTophiz , nam cum Luce hominesad cœlum fuftu- 
lère oculaijèraotaïKre conuerfionca Aihonin,&c. 



b D. B ifiL 
Ma^n.Ho* 
miL t. 
Hcxam. in 
illiid vi^ 
Deus lucé 
quod pul> 
çhtz tCkta 
ftcicAn- 
xû (inqnit) 
pulchnim 
cftjiionex 

iiwctia»lfid 
ex ioli co- 
loris bonî- 
tate> iQe- 

a4 rifum 8c 
iucundfta- 
tcm habcs 
&hefpe* 

pulefa«in> 
muse^ 
«uodfiiei» 
dut 

fc dcleûa- 

iOabicur. 
» Ex Palla- 
da lib. j . 
Anchot 
candeian 
vocat 

idcjt.vefii. 
mêcocetieo 

indutam. 
/ kxPhilo- 



bilis fplea- 
éot ab 



8 

Te premit^^ fmBo tegitttr FortunA fub n)no, 

fuperefi 5N E € m o N D E, ait n^s lumc in âuU 

tArrtdere omncs canfpeximtés^fj^ tu4 àrcùm • 
m Linea J^^^ furfUTco cùmJuminc Lwed Diues 
diues à T>ulchrm ârdcbéiti ?rocerumqt*e rubentius ofîrumy 

Calsiodo- ^ n r r r 1 

ro lib.tf. jOouec lujiitum rojeo cum Lt^iptne jolis 
formular. £f fu/iitU rofcum cofnponcrc Lumen 

vocatur , /» r/ 1 i • 

ordo Se- Fij t*s erdsitpjamque tm de ojertice cœli 
ïf"T'u- rifiJfefut0,cùmfttlchrd 'vocafti 

ratx curiz, Lumma formofos cœli ridentis Amores, 
Tn^mlx. ^^'"^^ ^^^^ calhRtfàf'yejrvolenttbus Ajlrisy 
uitem in- Surgere^feruorémquefiéum fer compiu rnmdi 
tciiigimns. lf^^^„f^J'^^^ç ^f^^^l terrâriém exporter e Védles. 

V^ftats ardintiferuet cumtejîéLCdmtn» 
Anie mkAtiCrepêrmnrjH^iM£it^m murmure rifum» . 
VndiUiim [dltmt bdU ^ fit far tété j ih oUâ 
Oceanusytremults fubfulttbiés ^ndâfufurrat. 
V^on aliter fiol Axe priùs qtéàm feruet àb dto^ 
» vidctur lYfgf^f croceo fufientiâ (tdera " rifié. . 
rus innuc. Tuodtacum^cœlique y us pofi lumims hdujtiém 
effc cœ'îf" e/f//>/V/wï*J rtdtre proctélyBânt omma ripé 
rifum.ita Citmfemel éttherei pâtefâ^a efi lumitiis durâ. 
dam^ï KiMf diuycoluménque tuiy Umenque ^endtus, 
ihiopicam St pdtru Lux primd meét N e s m o n d e: w^c j« /tf 
X^ir^i 'Poflqudm Ditfiore£[ucctmhes [ponte SeneSl<ey 
j^wytAtV ^fQpfcred ferat fvlU tuum difpcndu lumen: 

dteiamii- f r r n t i r 

dcnic, &c. Sed crefcdt [cmtilUytuo de lumme crejcat 

AUjor^f^ dfdoremde lumine cUrdpdtern» 
- Uduridtydc totum radios difpergdt in orbem» 

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Faxit hoc Dcus^qui eft vcra & fcmpitcrna L v x.